Cette rubrique, qui a pour vocation de suivre de haut l'actualité internationale, proposera un florilège d'événements tout à la fois trop vrais pour qu'on ne les juge pas incroyables et trop importants pour que les médias leur cèdent le devant de la scène. Régulièrement, quelques lignes s'attacheront à rendre compte d'un article de presse ou d'un document qu'un lien permettra de consulter dans son intégralité.
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LA MORT INTENSIVE
Dans deux entrevues extraites d'un film intitulé Alerte à Babylone, ils mettent en évidence ce retournement qu'a opéré l'Occident du siècle des machines : là où les sociétés traditionnelles couvraient la mort de fleurs, les sociétés modernes couvrent les fleurs de mort. On peut retrouver Claude Bourguignon dans le très intéressant et constructif film "Solutions locales pour un désordre global "
Ce dernier mériterait d'avoir sa propre plateforme de diffusion au Futuroscope au même titre que l'alerte sur "la destruction des zones humides autour de la Nouvelle Orléans", ou la "maison écologique" que l'on peut y visiter. Ce que constatent ces films et ce qu'ils annoncent est autrement plus grave et plus sérieux.
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PETIT BILAN PROVISOIRE
Matériellement, il se produit dans la société actuelle une baisse de pouvoir d’achat généralisée, sauf pour les traders et les truands. Cette baisse persiste depuis plus de dix ans et va s’accentuer concomitamment à la croyance entretenue que la reprise de la croissance est possible, comme si la période des "30 glorieuses", qui était un accident de l’histoire, pouvait se reproduire, ce qui va amener tôt ou tard une énorme frustration collective par l’épuisement du mythe de la croissance, laquelle ne mesure en réalité que la dépense collective.
Sur le plan de la santé, il se produit une augmentation des nuisances et des maladies dégénératives, une baisse généralisée de la vitalité et des capacités de reproduction.
Sur le plan de l’environnement, le désastre annoncé commence à se manifester de plus en plus clairement. Même au pays de cocagne qu’est la France, l’utilisation des pesticides et des produits chimiques à grande échelle a transformé une grande partie du territoire (bassin parisien, Champagne, Poitou,Berry, etc) en désert virtuel, qui deviendra réel lorsque le pétrole ne pourra plus être la matière première des fertilisants artificiels.
Sur le plan écologique, l’agriculture industrielle a une responsabilité première dans le réchauffement climatique, la disparition accélérée de la biodiversité alimentaire, végétale, et animale, la dévastation des terres arables, et l’accaparement des réserves d’eau douce de la planète.
Sur le plan social, il ne s’agit pas moins que de la destruction de millions d’activités paysannes, de la perte des savoir-faire ancestraux, des traditions, et de l’identité des populations rurales.
Enfin l’agriculture industrielle a réduit considérablement les apports nutritifs des aliments, nous affaiblit, et nous expose à des risques sanitaires majeurs.
Injustice innommable et tragédie absolue, elle est la cause de la famine structurelle dans le monde. (voir le site de la fondation sqli qui traite de tous ces problèmes)
Spirituellement, nous côtoyons d’un coté, des religions fossilisées, tentées par l’intégrisme (aussi bien catholique, que musulman, que juif) et des idéologies dominantes qui sont restrictives, illusoires, sécuritaires et normatives. Et de l’autre coté, les chemins que nous explorons et pratiquons, comme le chamanisme et la psychanalyse, sont considérés par une part de plus en plus importante de l’intelligentsia comme des perversions, des aberrations ou des subversions. Cependant, l’expérience que nous en avons est une source de bienfaits multiples.
Le simple fait de savoir que tout cela existe, ou peut exister, si nous le voulons, à coté de ce qui est prôné et promu depuis plus de 15 siècles en Europe, avec le choix grec de la raison et de la société marchande, normée et policée, rend même notre point de vue révolutionnaire, et ce que nous proposons devient totalement pertinent et adapté au monde dans lequel nous vivons :
1) L’homme fait partie de la nature, ce n’est qu’illusoirement qu’il en est séparé, principalement à la suite des effets de l’invention et de l’utilisation intensive d’une culture de l’écrit, puis d'une culture du spectacle, à l’origine de l’élaboration d’un cosmos humain de plus en plus complexe et puissant, mais illusoire.
2) La santé humaine et sociale implique que, dans les domaines spirituel, philosophique et religieux, la praxis l’emporte sur la théorie, et que l’oral l’emporte sur l’écrit.
3) Les plus hautes expériences spirituelles sont encore possibles aujourd’hui, comme au temps de l’âge d’or, par et dans la nature, sans aucun intermédiaire, par des rites appropriés, grâce à des états de conscience modifiés, et avec l’appui des esprits et des liens que nous tissons dans et par un groupe stable.
4) Quelques expériences très simples, telles que des séances de tambour, des méditations collectives, et le rituel inipi, (la maison des souffles) permettent une perception très nette du numineux , c'est-à-dire selon la définition reprise par C.G. Jung, "une existence ou un effet dynamique, qui ne trouve pas sa cause dans un acte arbitraire de la volonté" ; et prouvent que l’on peut sensiblement et durablement modifier, ouvrir, améliorer l’état mental, émotionnel et corporel.
5) Ces expériences n’impliquent aucune croyance particulière. Simplement la vigilance et l’honnêteté à l’égard de soi-même et d’autrui, l’ouverture intérieure et l’attention aux phénomènes dynamiques du sujet, considérés être des puissances, des réalités métaphysiques, accompagnés par la détente du corps et de l’esprit.
6) Ces expériences nous procurent des bienfaits durables tant dans la vie intime et quotidienne, que dans la vie sociale et professionnelle.
7) En répandre la pratique, une pratique adaptée à l’homme post-moderne, répond à un besoin réel, à condition qu’elle soit fondée sur un ré enracinement culturel et une volonté, si ce n’est de guérir certains de ses maux individuels et collectifs, du moins une volonté de témoigner en étant utiles et efficaces.
TRIBUTS INCONNUS
On estime que plus d'une centaine de peuples vivent de manière isolée dans le monde dont plus de la moitié au Brésil ou au Pérou. Tous sont gravement menacés par la spoliation de leurs terres et les maladies allogènes qui peuvent les décimer."
Survival International travaille à faire reconnaître ces populations menacées.
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SECESSION
Les traités signés il y a plus de 150 ans représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", ont indiqué des responsables de la communauté. Des leaders lakotas se sont rendus en délégation dans les ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Venezuela et comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois.
Le territoire lakota se situe dans le nord-ouest des Etats-Unis et comprend notamment les régions du Nebraska, du Dakota du Sud, du Dakota du Nord, du Montana et du Wyoming. Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana."
LE MONDE (Edition du 20/12/07)

DU FBI AU BO
Depuis quelques années, les programmes scolaires français se sont vus augmentés d'un chapitre sur les événements survenus aux Etats-Unis le 11 septembre 2001. On y voit une photographie de l'impact du second avion sur la tour sud du World Trade Center, avec, en substance, la légende suivante: "Le 11 septembre 2001, des attentats terroristes, perpétrés par Al-Qaïda et revendiqués par Oussama Ben Laden, ensenglantent New York et Washington".
Si les élèves prennent cette légende pour de l'histoire, c'est qu'elle leur a été présentée comme telle par le corps enseignant ; et s'il ne vient pas un seul instant à l'idée de ce corps enseignant que cette légende puisse n'avoir rien d'historique, c'est parce que dès le matin du 11 septembre 2001, et ce dans tous les pays, les médias nous ont affirmé, photos à l'appui, qu'il ne pouvait s'agir que d'Oussama Ben Laden...
Curieusement, le FBI, qui de toutes les agences de renseignement du monde est sans nul doute celle qui dispose, en ce qui le concerne, des informations les plus valables, ne lie d'aucune manière le terroriste saoudien à ce jour fatidique. La fiche de police qui lui est consacrée sur leur site Internet est formelle : quoique recherché pour la destruction de deux ambassades américaines en Afrique, Oussama Ben Laden ne fait l'objet d'aucune poursuite relative aux attentats de New York et de Washington. Depuis aujourd'hui six ans, l'agence fédérale s'en explique invariablement ainsi à qui le lui demande: "Nous ne disposons d'aucune preuve concrète" ("No hard evidence"). Par quel miracle, en France, les rédacteurs des programmes scolaires d'histoire en savent davantage sur le sujet que le FBI, cela reste un mystère.
Gageons plutôt qu'ils ont suivi à la lettre la devise des journalistes du célèbre film de John Ford, L'homme qui tua Liberty Valance :
"Quand la légende devient réalité, on imprime la légende".
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Le déni dans lequel nous font vivre les médias de notre pays explique en partie que les citoyens français ignorent tout des changements survenus en Amérique depuis le 11 septembre 2001. Pourtant, voilà désormais près de 6 ans que les Etats-Unis glissent progressivement vers un totalitarisme que consolident, de concert, la peur et la technologie. Dans ce contexte de suspicion généralisée, tout individu est considéré comme un terroriste potentiel, et ce quel que soit son âge. Les arrestations d'enfants sont de plus en plus fréquentes, comme en atteste ce court extrait du journal télévisé de Fox News où des policiers, appelés à la rescousse par une maîtresse de maternelle, passent les menottes à une fillette de 5 ans que la direction de son école avait jugée "incontrôlable".
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