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MOIS DE DECEMBRE


Bien vivre du 29 novembre au 11 décembre

Le tableau des saisons du calendrier mexicain nous montre que les premiers jours de la treizaine Roseau se déploient lors du « temps Mort » (18 novembre au 6 décembre). Les cinq derniers jours de cette treizaine sont liés au « temps Silex » (7 au 24 décembre), présenté dans un courrier à venir.

Le Roseau, dans le calendrier des saisons, représente le printemps du printemps, c'est à dire l'est de cette saison(18 février au 7 mars).

Le Roseau est l'émergence de l'émergence, une forme d’attente, inhérente au premiers temps ( printemps=premier temps).

Après la période plus que mouvementée du « temps Mort » lié à la treizaine Fleur, celle du Roseau semble se poser là comme une trêve.

Pendant la treizaine précédente, les conflits y sont allés bon train et même plus!!!!!!

Accueillons donc le Roseau avec respect, une qualité de force qui tout à coup nous tempère et nous calme, nous permet de reprendre notre souffle.

Si on regarde le dessin de ce symbole, on voit un cylindre creux, droit sur ses racines, où chaque élément s'emboîte l'un dans l'autre. Il se tient là, tout vertical, pour clarifier nos préoccupations. Ce qui, pendant le « temps Mort » nous envahit, voit là une solution, parfois d’attente.

Sa forme nous pousse à découvrir et rendre possibles des communications à distance dans le temps ou l’espace. Le corps mental comble le vide de cette forme, se déploie dans ce creux. L'ascension vers la lumière permet de lutter contre la confusion.

Profitons de ces quelques jours pour harmoniser ce qui avant n'était que chaos. Carte de l'Est, le Roseau est dans le long terme, l’à-venir. Pour fleurir, les projets doivent rester à l’abri de l’esprit pendant un temps encore.

Il ne s'agit pas d'agir ….... Le Roseau ne nous dit pas d'avancer. Il nous conseille de nous mettre dans une attitude d'attente et « attendre, c'est ne pas faire avancer » ( voir à ce sujet le remarquable livre de Pierre Faure, « le YI JING par lui-même » qui étudie chaque hexagramme dans une perspective purement énergétique admirablement écrite)

Le Roseau a une double polarité : clarté / confusion, qualité / négation. En effet n'est-il pas les pieds dans l'eau, dans la vase, alors que la tête est au vent vers le ciel ? Le Yi jing dit de lui qu'il est brigand au pied et qualité en haut.

Entre enlisement et évasion, le Roseau bouge peu, oscille au moindre souffle mais résiste. Impossible d'être impatient, car il nous parle de distinction, d'élégance, de belles choses, de perception de l'intellect, de mental. Oublions le corps physique, le « temps Mort » aidant, entrons à fond dans le corps mental pendant cette courte période, avant les treizaines turbulentes (et c'est un moindre mot!) qui nous attendent. Voici venu le moment de mettre distance et discernement dans sa vie.

La boule d'énergie pure apportée par la Mort peut s'allier à l'esprit pur du Roseau et conduire à développer les activités de l'esprit. Avec le Roseau peut venir «l'euréka des formules», donc pourquoi pas, la solution tant cherchée!

Il porte avec lui une notion de double : tout semble vouloir aller par deux ! Les sentiments affleurent, on se met à espérer l'âme-sœur, mais les choses n'avancent pas aussi vite qu'on le voudrait, et tout à coup on ne sait plus si on est dans la vase (au pied) ou dans le ciel ( la tête).

Résister alors à cette impatience qui peut se transformer en angoisse, se souvenir que si le « temps Mort » permet de gonfler son énergie, la treizaine Roseau, elle, permet d'étager dans le temps ses projets, de se mettre dans une verticalité qui verra le jour au printemps saisonnier quand le temps sera venu.

Se servir de la noblesse du Roseau qui apparaît prestigieux, connecté au monde de la lumière, de la tradition et du savoir.(Quetzalcoatl, dieu de la culture du Mexique antique n'est-il pas né un jour 1 Roseau?)

Se mettre dans la position verticale et bien ancrée, prédispose à la concentration, à la méditation et à l'élévation de l'esprit.

Se rappeler que le creux du Roseau peut aussi devenir un « vide de cœur », que les joncs qui plient au premier souffle de vent induisent un manque de personnalité, et que le vent est capricieux et changeant......

Mais le Roseau avec ses pieds dans l'eau nous ramène aux reins ( organe dominant en hiver) et à la peur. Il est important de ne pas se laisser emporter par l'angoisse de l'attente, et savoir que cette treizaine nous permet de réunir ce qui va éclore dans quelques temps. La trêve vient avant l'heure. Sachons en profiter.

Les derniers jours verront le temps Silex commencer. Pourquoi ne pas se mettre dans l’état d’attente chère au Roseau, attente de ce que les dieux, le destin, ont à nous envoyer.

Le Silex débute par le jour 9 crocodile (7 décembre 09), jour où il est important de ne « rien faire » et de se mettre en position d'attente !

Après le chaos et les conflits de la treizaine Fleur, la treizaine Roseau semble un moment propice au recentrage et à la distinction. Il sera bon de ne pas disperser son « shen », de pas laisser son esprit divaguer, ni ses pieds s'enfoncer dans la vase. Respectant cela, le Roseau résistera contre vents et marées avec délicatesse et un peu de tristesse.


Bien vivre du 12 décembre au 24 décembre

La treizaine Mort commence le 12 décembre. Elle se poursuivra jusqu'au 24 décembre 09, dernier jour du temps Silex.

 

Dans le calendrier aztèque, la Mort occupe le centre de l'hiver (18 novembre au 6 décembre) : tout converge vers elle, tout rayonne à partir d’elle. Nous sommes donc en présence de deux symboles  de l'hiver, Mort et Silex.
Seule une profonde relaxation permettra au corps mental (c'est ce qui prime en hiver et ici doublement!) de vivre et d'opérer son action de clarification. Mort et Silex sont deux boules d'énergie pure. La chair est inexistante et l’affectif peut-être brûlant ou glacial.
Si, pendant cette treizaine, on ne s'accorde pas de  relaxation, l'énergie de ces deux symboles risque fort de nous emporter. La moindre parcelle de corps émotionnel sera chavirée si on ne se détend pas d’abord.
Silex et Mort nous disent prudence, prudence dans le geste, l'allure, la parole. Ils n’ont pas de visage. Evitons de traiter autrui en objet ou de l’être soi-même Tout doit être pensé avant l'action. L'action elle-même se met en repos, car ce que les dieux nous envoient et l'énergie apportée par la Mort ne doivent pas nous entraîner dans la réalisation de nos projets. Au contraire, leur donner de la chair est primordial avant de leur donner du corps
Moment très difficile à vivre : la tentation de mettre ses projets enfin au grand jour se fera de plus en plus forte. Tenir bon, faire le tri, se débarrasser de ce qui est périmé, de tout ce qui ne servira pas. Découvrir à qui se relier.

 
La précision du Silex permet à la Mort de travailler avec ardeur sur ses fondations. Passons notre temps à découvrir la forme de nos structures, à imiter les petites ouvrières de la ruche afin de ne pas se laisser emporter.

 
Le temps de l'hiver, est en rapport avec les Reins, l'eau et notre squelette, donc notre structure. Froid et noir sont nos ennemis, ne les laissons pas s'insinuer dans nos cellules. Le sentiment du moment lié au rein se trouve être la peur. Ne permettons pas aux autres humains de distiller la peur dans notre organisme ou dans nos télés.
Le risque est grand aussi de se dessaisir de son énergie, car les prédateurs rôdent. Pas question d'être dans la parole inutile. Ecouter autrui et soi-même pour découvrir les paroles utiles et celles qui enferment dans un filet de brume.
Tranquillité et  recharge énergétique. Elles serviront à nourrir le corps mental. Ainsi la perception des structures apportera la stabilité.  On rentre alors dans la terre, dans la structure nue des choses. Pourquoi ne pas se servir du temps Silex pour bien se planter dans la terre et assurer ses fondations? En mettant au repos son corps émotionnel, les descriptions de nos projets seront les plus justes. Il suffira alors de calmer son ardeur pour ne pas mettre en action ses projets avant février. Sauf, bien sûr, s’ils sont tellement évidents que commencer est opportun. La vie est faite d’une multitude de cycles. Mêmesi l’énergie hivernale domine, certains aspects de la vie sont aussi en état de maturité estivale

 
Le temps sera aussidans la recherche d'alliés, mais attention, avec le Silex, côtoyer les puissants demande de la souplesse et de la prudence : ce sera la très....zen.....attitude !


Autre recommandation : pas d'emballement amoureux pendant cette période ! Construire, sentir, accepter, changer sa façon de voir pour recevoir des cadeaux inattendus, oser incarner, oui. S’emballer, NON !

 
Cette treizaine Mort se termine par un jour 13 Silex pour ensuite enchaîner sur une treizaine Pluie....et commencer le temps Chien. Se méfier doublement pendant les derniers jours de tout changement radical si les fondations n'ont pas été bien installées.

 

Rappel : durant la méditation, à un niveau de relaxation profonde, il n’y a plus de différence entre pensée logique et intuition. Les actions justes découlent toutes seules de cet état.



Bien vivre du 25 décembre au 6 janvier


C’est donc avec le premier jour de cette treizaine Pluie que démarre le

« temps Chien » (25 décembre au 11 janvier).

Ce temps est porteur d’une énergie ouest car le chien représente l’automne de l’hiver. C’est la saison des brumes, des voiles, du déclin de la lumière, de la clarté sur ce qui obscurcit le principe lumineux chez chacun. C’est donc une descente dans les ténèbres qu’inaugure ce 4ème épisode de l’hiver.

Forme terrestre et souterraine de Quetzalcoatl, le Chien représente l’occulte. Lié aux aspects obscurs de la vie, il nous parle du monde infernal. Dans la mythologie aztèque, le Chien accompagne les morts pour les aider à traverser les 9 niveaux des enfers. Il voyage dans le monde des morts. Son numéro sur la carte du tarot aztèque nous enseigne sa caractéristique : il se pose comme un carrefour ( c’est la carte 14 (1+4=5) : 5 est un chiffre intermédiaire ouvert dans les deux sens, postérieur aux 4 directions de l’espace-temps, avant-arrière, avenir-passé).

Avec ténacité et fidélité, il maintient la vie dans l’invisible. Avec lui on entre dans l’obscurité pour traverser les enfers. Ce guide est là pour nous décrire les étapes, nous montrer le chemin. Guérisseur d’âmes il connaît l’univers secret : n’est-il pas un maître du mystère ?

Nous sommes encore dans le monde du nord-hiver, avec peu de chair. Ce temps succède à la mort et au silex. Un temps où on se retire, durant lequel il est bon d’utiliser la maîtrise du Chien. Ecoutons les enseignements qu’il nous prodigue, car il a un net désir de rénovation. Son tempérament ouest-automnal le fait aller partout pour nettoyer et trier ce qui mort ou vivant. Attention à ne pas se laisser aller à l’émotionnel (couleur de l’ouest) sinon on se retrouve enfermé entre soi et soi, dans son malheur chronique.

Temps de nettoyage. Le Chien avec son flair exemplaire sait trouver ce qui n’est plus d’actualité. Dès qu’il flaire le moindre indice, il passe à l’action. Il saura parfaitement discerner ce qui peut prendre forme et en favoriser ou non l’éclosion. En cela il aide à la renaissance des êtres, sachant tirer le meilleur d’eux-mêmes.

Capable de générosité, avide de nouvelles créations, il peut aussi renouveler le feu et entretenir des passions. Se méfier toutefois de son côté « sacrifice et dévouement ».

Pendant le temps Chien qui n’est pas un temps facile à vivre, une des questions sera « qu’est ce qu’on va arriver à reconstituer ? »……Fidèle dans ses tâches, il les exécute avec force. A nous de trouver le fil directeur et nous y tenir !!!

La fête familiale de Noël passée, voici se profiler le 28 décembre, jour des saints innocents. Ce jour là, beaucoup se retourneront sur leurs maîtres et parents leur reprochant d’avoir détruit le plus beau d’eux-mêmes juste entre-aperçu le jour des

« cadeaux » (représentation de la forme de notre « nature personnelle) le jour de Noël.

Ah ! si l’on m’avait écouté, je serais un génie !! Ce 28 est un jour de guérison potentiel.

Puis les jours passent et arrive le 1er janvier, fête sociale. Il est temps de sortir de son enfermement. Le Chien témoin de ces blessures, va accompagner la guérison des âmes, si on l’appelle et l’honore.

Il sera bon de déployer son potentiel créatif, d’aller vers les autres, d’utiliser l’aptitude du Chien à voir ce qui germe pour le printemps à venir.

Intéressant aussi de prendre soin de son squelette à cette saison (l’hiver est la saison des reins en Médecine chinoise, donc de l’eau, du squelette). Et doublement puisque le Chien est capable d’aller dans les mondes infernaux repérer les os constituant l’être humain et les ramener au grand jour. Ce qui fait dire que nous pouvons pendant ce temps Chien réunir les morceaux qui nous composent et se réunir avec les autres. Sinon on risque de voir tout s’effilocher. Sa nature ouest nous pousse aussi à travailler avec lui sur cette demande : avoir de quoi manger, de quoi vivre …

Peu de parole pendant ce temps Chien : il est peu loquace et souvent sur ses gardes, mais sa nature sensuelle, avide de passion, alimente un feu intérieur qu’il peut communiquer.

On approche de la fin de l’année 10 Maison qui était vouée à une grande transformation interne et peu tournée vers l’externe. Prudence dans la recherche de réunification, ne pas y aller trop vite, travailler à lutter contre les déperditions énergétiques , vérifier si on se régénère correctement.

A ce temps Chien relié au monde du cosmos, se combine la treizaine Pluie.

La treizaine représente le monde de l’action humaine, c’est la manière dont on se relie au social. La treizaine Pluie court du 25 décembre 09 au 6 janvier10.

Dans le calendrier des saisons la Pluie représente le Nord de l’Automne (18 aout au 6 septembre). Elle apporte donc à cette treizaine actuelle une couleur automnale de fécondité masculine. Deux formes de forces hiver automne vont créer les conditions de notre existence personnelle et collective.

Représentation de Tlaloc, dieu de la foudre et du tonnerre, dieu des tourmentes (dios de las tormentas), on est dans un univers d’étincelles. C’est une énergie très yang, très explosive. L’arrivée de la pluie peut se faire comme un coup de tonnerre et tout mettre en mouvement. Carte à violence potentielle, elle incarne la colère de dieu mais aussi la grâce divine, venant donner enfin ce dont on a besoin pour s’épanouir. Ce maître puissant est capable de condamner ceux qui refusent de croître ou de bénir, de briser ou de fertiliser. Colères impulsives ou bonté, de lui dépendent misère ou abondance. Il est à l’image de l’eau et du feu qui viennent du ciel pour purifier.

En effet, toutes ces actions brutales, passionnées, dévastatrices, rapides, autoritaires sont souvent en vue d’un changement. Pas facile d’influencer la Pluie, mais malgré sa force à tomber verticalement et brutalement, elle peut faire preuve de générosité d’âme et abaisser un jugement implacable en faveur de la justice. Son grand pouvoir fécondant peut apporter richesse et épanouissement. Après ses colères et ses désastres, elle est capable d’aider à rééquilibrer le cycle de la vie.

Facile alors de comprendre que pendant la période Chien, il est de bon ton de mettre une muselière afin de ne pas se laisser emporter dans des réactions brusques ou des éclats de voix que le Chien ne pourrait tempérer.

C’est un symbole qui incite à regarder très profondément où on en est affectivement, et comment est notre enracinement. Pluie et Chien nous disent aussi d’aller explorer le monde des ancêtres.

On peut se prendre à douter de ce qu’on a commencé à mettre en place pour le printemps futur. Dans ces deux cartes on sent la couleur automnale. Se laisser aller vers la tristesse est possible (la tristesse est le sentiment relié à l’automne) . Pour se dégager de ces sentiments inévitables, penser à la puissance de fécondation de la pluie, à la force d’éclairage du tonnerre.

Se dire qu’il n’y a de bonne pluie que celle qui féconde la terre. Limiter le potentiel de violence de la Pluie en réfléchissant avant de bouger ou de parler. La violence du tonnerre peut aussi se transformer en « coup de foudre » ou bien en un éclair qui nous illumine de l’intérieur .

Dieu capricieux et imprévisible, rapide à s’enflammer pour des causes qui n’en valent pas toujours la peine, Tlaloc apporte aussi cette lumière qui transforme, qui génère de l’abondance.

A chacun de se prendre en charge, de reconnaître ce qui peut le civiliser et le guider (pratique dans un temps Chien non ?) A chacun de transformer sa brutalité en ténacité féconde. Ne pas se laisser aller à une force incontrôlée…Susciter le courage et juguler la violence.

Les bienfaits du ciel tombent peut être parfois brutalement. En s’aidant de la sagesse du Chien, on peut disperser cette Pluie bienfaisante aux quatre coins de sa vie.



JANVIER

La treizaine Vent : 12 janvier 2010 au 31 janvier 2010

Le vent représente le sud du monde du nord , c’est le dernier temps de l’hiver. Il est donc son excès.

C’est le monde des carrefours où l’on s’intéresse moins aux actions qu’aux inactions, au pouvoir du non-agir, au lâcher prise. Peu de chair dans le monde du nord où le mental prime. Si l’on choisit de ne pas agir, il est bon tout de même de réfléchir à ce que ça comporte comme excès : un bon moment pour rendre concret l’expression, devenue slogan, lâcher prise. Où et qui était la prise ?

Avec le Vent, figure aérienne de Quetzalcoatl, notre corps mental se dématérialise une peu plus, devenant dangereusement ouvert… à tous vents : on n’arrive pas à suivre ce qui se passe. Un processus nécessaire saisonnier est en action, ne pas s’opposer à sa nature en évitant de se mettre en péril est difficile.

Le temps des émotions est encore loin, on peut profiter de cette énergie guérisseuse. Le Vent ne connaît ni temps ni espace, il accompagne la renaissance de la fécondité. On ne connaît pas son origine, ni sa destination. Il fait bouger et transforme.

Dernier moment avant de passer au corps énergétique qui primera comme force organisatrice de la vie végétale et humaine au printemps, le Vent aide à donner un grand coup de balai. Poison (le vent tourmente les êtres et la nature) mais aussi remède, le Vent a un fort potentiel de croissance. Il réveille et stimule, c’est le temps du nettoyage (on balaye le bois mort avec son aide à partir du 12 janvier).

Temps où on prend en main ce dont on a hérité, pour l’assainir et lui donner de la vigueur qui se manifestera lors du début du printemps symbolisé par l’arrivée du Crocodile, le 1er février, où on revient sur son passé pour revoir ce qui ne fonctionne pas correctement. Toutes les stagnations sont traquées, le Vent est un constant remodeleur. Le renouveau pointe son nez avec le printemps futur. Pourquoi ne pas profiter de ce temps pour briser les chaînes transmises au fil des générations ?

Mais le Vent imprévisible est aussi insaisissable : c’est le souffle même de la vie d’origine inconnue. Il est à l’image du souffle divin qui va partout et transforme tout. Il est porteur d’une force de mystère qui fait de lui un grand transformateur : métamorphose et dédoublement. On sent aussi et déjà à l’intérieur de lui le Crocodile en gestation qui va surgir le 1er février.

Avec le Vent, l’objet du désir disparaît, on ne sait plus ce que l’on voulait. Pendant tout l’hiver, on était dans le plus intime. Toutes les frontières de notre identité intime vont s’évanouir avec le Vent. Le contact avec les autres va se rétablir. Nos plus grands ennemis deviendront l’impatience qui nous fait rejeter le temps nécessaire à rétablir ce niveau de communication et la peur pour qui ne le souhaite pas.

On est dans un univers mystérieux, insaisissable où tous avancent masqués. On veut bien engager des processus, mais le Vent chamboule tout : les feuilles mortes balayées reviennent , transportées par le vent si elles n’ont pas été jetées .

Temps fort donc pour nettoyer, balayer, travailler sur le corrompu (hexagramme 18 du Yi jing).

Il est indispensable de se préoccuper de ses racines afin que la sève alimente les nouvelles pousses. Travailler son assise pour ne pas être embarqué. L’émotionnel peut pointer le bout de son nez car la saison du Foie arrive le 1er février et, avec le Vent, (le foie y est très sensible) tout peut être chamboulé : la tête comme la cime de l’arbre risque de tourner. Calmer alors ses ardeurs et sa jubilation sinon on peut partir tout seul et perdre pied.

Mais si les fondations sont stables, le Vent permettra de rassembler ce qui est fécond : à nous de bien rassembler dans le monde matériel pour la prolifération future.

Cette période peut être très riche car la connaissance est au cœur du processus et le Vent va au-delà du monde que nous connaissons. C’est le pouvoir de la pensée, le mystère, l’impalpable, l’invisible. Tout cela prêt au grand nettoyage si on sait se tenir sur ses gardes, si on retire son masque, si on se garde bien d’être vantard et de parler en l’air.

Pour créer et éviter le chaos, ne pas chercher à produire seul, mais avancer dans la création avec autrui.

La treizaine serpent

La treizaine Serpent va clore le temps du vent qui, pour rappel, englobait la période du 12 au 31 janvier et représentait le sud de l'hiver. Dans le découpage des saisons, le Serpent représente la qualité Nord du printemps qui trouvera son expansion plus tard, du 8 au 25 mars. C'est donc une carte de l'est donnant un ton hivernal au printemps et là une coloration printanière à cette fin d’hiver.

Venant juste après la treizaine Herbe sèche et alimentée par le Vent, on peut supposer que le feu couve pendant cette période !

Le Serpent appartient au monde du feu et déborde d'énergie de synthèse. Alors neige ou pas neige, le feu intérieur du Serpent rôde. Carte de guérison, on peut aussi poursuivre ce qui a été amorcé sur ce plan là pendant la treizaine précédente (« Herbe sèche »).

A la base de toutes les formes, il en est l'aspect primitif et élémentaire, mais non encore élaboré. Avec sa grande force intérieure, il est capable de guérir et de reproduire la matière. Combattant sans relâche dans sa mission de réunification, il nous entraîne avec positivité vers la renaissance. Il assure le renouvellement perpétuel de la vie : fertilité, fécondité, prospérité sont ses qualités.

Étant très intuitif, le Serpent nous demande de nous mettre à l'écoute...... Grâce à lui on peut se relier aux 4 éléments. Le travail consistant à aller les explorer afin de réunir le tout dans une synthèse. Attention aux deux extrêmes possibles. Si on déborde du cadre de ces éléments, on se retrouve devant le risque, l'inconnu, la folie, le désir pathologique. Et si on se renferme strictement dans le cadre, on devient prudent à l'extrême avec toute la raideur que cela suppose : un serpent raide est un serpent mort.

Il est donc important pour bien vivre cette énergie synthétique de la rééquilibrer (dans la « roue de médecine » que l’on étudie dans les ateliers du lundi, le Serpent est placé près des cartes Union et Esclave, ce seront deux alliés dans notre travail d'équilibration).

Le Serpent, à l'image de la femelle qui pond toujours deux œufs, est associé à la gémellité. Il ne sera pas rare de revoir des amis que l'on considère comme notre double pendant cette treizaine, ou bien de s'emballer croyant avoir trouvé notre « double » pour la vie ! Fécondité et régénération vont de pair avec les organes sexuels, ajoutées au feu intérieur du Serpent et à son attache aux forces du printemps qu'il représente. La fin de l'hiver attisée par le Vent risque de nous faire partir dans des aventures.....aventureuses

Cette force de dupliquer peut aussi prendre forme de duplicité, de découverte de double vie. On remarquera aussi durant cette période une forte propension à doubler les choses, les acquis, les activités, les domiciles, les amours ! Là encore, le tout alimenté par le Vent.

Se dire également que, tout comme le serpent, nous évoluons par circonvolutions, et penser à la force que dégage un enchaînement de Tai ji où tout est basé sur les cercles et la souplesse. Une légende raconte qu'un vieux sage regardait un oiseau et un serpent combattre, l'oiseau s'est essoufflé devant les circonvolutions du serpent qui, tout en douceur et souplesse mais aussi ténacité, a épuisé l'oiseau. Il a donné une forme à la force qui pénètre tout et peut faire plier grâce à sa force intérieure.

Dans le Yi jing, le serpent correspond à l'hexagramme 9 : l'apprivoisement.

Il est comparé au vent qui dessine la courbe des nuages ou contourne les herbes. C'est dire que Serpent et Vent nous demandent de ne pas être raides, de choisir les détours plutôt que la ligne droite, de garder douceur et délicatesse mais de tenir bon et ferme dans sa volonté. Inutile de courir, le Serpent va ralentir.

Avec lui, la brutalité n'est pas de mise sinon il se sert de ses crocs! Très rapidement, il peut se retourner contre son adversaire et montrer toute son agressivité. Rappelez vous : il sait prendre des risques et sortir du cadre. Sa lenteur devient alors un éclair de feu alimenté par sa colère interne.

Le conseil sera d'accepter de réduire ses désirs pour domestiquer sa colère (nous approchons de l'arrivée du printemps, de la saison du Foie, donc de la colère, sentiment qui lui est relié).

Et puis pourquoi ne pas « faire » le Serpent le matin, c'est à dire se permettre un peu de paresse avant d'entamer une nouvelle journée, méditer afin de la prendre toute en douceur et en rondeur.

Attendre la venue du printemps ( début février) où tout va éclore, en sachant que pendant cette treizaine le travail de synthèse effectué sera un atout majeur dans la réussite future. Et surtout, surtout, tempérer et même rafraîchir le feu. A la fin de la treizaine, la mue du Serpent tombera et verra surgir Crocodile et Silex ! Quelle belle arrivée du printemps si on se « coule » dans les éléments symboliques de ce calendrier. Le temps chien : la fin de la treizaine précédente ( treizaine mort) voyait se terminer le

« temps Silex ».




FEVRIER

La treizaine Singe (15 au 27 février 2010)
Cette année, la treizaine Singe s'inscrit dans les deux premières sous-périodes du printemps : elle termine le temps Crocodile (1er au 17 février, centre du printemps ) et chevauche le temps Roseau (18 février au 7 mars), Est du printemps ou installation du nouveau, le crocodile exprimant son installation énergétique. Mexicains ou chinois, on sait que le printemps commence en février, pas en mars.

Voir à ce sujet le passionnant livre d’Yvonne de Siké, « Fêtes et coutumes en Europe » que l’on trouve encore sur les sites de livres d’occasion.


MARS


AVRIL

MAI

JUIN

JUILLET





AUTRES
25/06/08 : La mort intensive

07/06/08 : Le livre Runes & chamanisme

30/05/08 : Tributs inconnus

13/05/08 :
Vivre en mai

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12/02/08 : Tout ce qui est sage...

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